PROFESSEUR INVITÉ

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Né à Paris le 10 mai 1964, Mark Andre étudie de 1987 à 1993 l’harmonie, le contrepoint, l’analyse, la composition et la recherche musicale au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris dans les classes notamment de Claude Ballif et de Gérard Grisey où il obtient ses Premiers Prix. En 1993, il est élève de l’École normale supérieure (Paris) et du Centre d’études supérieures de la Renaissance (Tours) et soutient l’année suivante un mémoire de DEA sur Le Compossible musical de l’Ars subtilior sous la direction de Philippe Vendrix et d’Olivier Boulnois, spécialiste de Duns Scot. Boursier Lavoisier du ministère des Affaires étrangères, il suit de 1993 à 1996 l’enseignement de Helmut Lachenmann à la Hochschule für Musik de Stuttgart où il obtient un diplôme de perfectionnement en composition (Grosses Kompositionsexamen) – Helmut Lachenmann écrira en 2006 un plaidoyer en faveur de son élève.

Pensionnaire de l’Akademie Schloss Solitude de Stuttgart en 1995 et 1996, il est boursier du DAAD et de la Villa Médicis hors les murs en 1996 et lauréat la même année du Kranichsteiner Musikpreis des Cours d’été internationaux de Darmstadt avec un-fini I (1995) pour harpe et le loin et le profond (1994-1995) pour ensemble ainsi que du Premier Prix Blaue Brücke Berlin-Dresden pour Fatal (1995) pour ensemble. Mark Andre suit alors des masterclasses avec Wolfgang Rihm. En 1997-1998, il étudie l’électronique musicale auprès d’André Richard au Studio expérimental de la Fondation Heinrich-Strobel du SWR à Freiburg et remporte le Premier Prix du Concours international de composition de Stuttgart avec Le trou noir univers (1992-1993) pour solistes, orchestre et live electronics. Pensionnaire du SWR et de la Ville de Baden-Baden (1997-1998) il enseigne la composition aux Cours d’été de Darmstadt en 1998 – il y reviendra en 2006 et en 2010 – mais aussi dès 1997 le contrepoint et l’orchestration au Conservatoire National de Région de Strasbourg et à la Musikhochschule de Francfort/Main.

De 1998 à 2000, Mark Andre est pensionnaire de la Villa Médicis à Rome, avant de recevoir, en 2001, le Prix international de composition de l’Opéra de Francfort pour …das O…, première partie de …22,13…, créée par l’Ensemble Modern, sous la direction de Johannes Debus, puis, en 2002, le Förderpreis de la Fondation Ernst-von-Siemens. …22,13…, Musiktheater-Passion (1999-2004), composé pour la Biennale de Munich et le Staatstheater de Mayence, est créé le 20 mai 2004, dans une mise en scène de Georges Delnon et sous la direction de Peter Hirsch. D’autres représentations suivent, à Munich, à Mayence et à l’Opéra de Paris-Bastille (Festival d’automne à Paris).

Mark Andre est invité à rejoindre le programme artistique du DAAD, à Berlin, en 2005. Les prix se multiplient encore : en 2006, le Prix de composition de la Fondation Christoph-und-Stefan-Kaske ; en 2007, le Prix Giga-Hertz de la production de musique électronique (Karlsruhe) et le Prix d’orchestre du Festival de Donaueschingen, pour le troisième pan du triptyque …auf…, créé par l’Orchestre symphonique du SWR, Baden-Baden et Freiburg, sous la direction de Sylvain Cambreling ; en 2008, le Förderpreis de l’Académie des arts de Berlin ; en 2012, le Prix de composition de la Fondation Gerhart-und-Renate-Baum. La première du cycle …auf… est donnée à la Philharmonie de Berlin, le 28 mars 2009. La même année, Mark Andre devient membre de l’Académie des arts de Berlin et professeur de composition à la Musikhoschule Carl-Maria-von-Weber de Dresde. Il est aussi, depuis 2010, membre de l’Académie des arts de Saxe et, depuis 2012, membre honoraire de l’Académie des Beaux-Arts de Bavière.

En 2010, Mark Andre enseigne à l’Académie européenne de musique du Festival d’Aix-en-Provence et, en tant que compositeur en résidence, au Festival international de Takefu (Japon). En 2012, il est compositeur en résidence à Salzburg (Mozartwoche), puis, en 2012-2013, fellow du Wissenschaftskolleg de Berlin. Son « opéra en quatre situations » wunderzaichen (2011-2013), sur un livret du compositeur et de Patrick Hahn, est créé au Staatsoper de Stuttgart, le 2 mars 2014 (mise en scène de Jossi Wieler et Sergio Morabito ; direction de Sylvain Cambreling).

Nommé Chevalier des arts et des lettres par le ministère de la Culture français en 2011, Mark Andre vit à Berlin.


Compositeurs de renommée internationale, Raphaël Cendo et Yann Robin ont chacun une carrière qui les amène à collaborer avec des orchestres de premier plan comme le New York Philharmonic Orchestra, le SWR Sinfonieorchester Baden-Baden und Freiburg, le Seattle Symphony, l’Orchestre Philharmonique de Radio France mais aussi avec l’Ensemble Intercontemporain, MusikFabrik, le Klangforum de Vienne ou bien l’Ensemble Modern. Ils sont régulièrement invités à enseigner et donner des conférences dans des institutions musicales majeures comme le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, l’Université Paris-Sorbonne mais également à l’étranger dans des Universités comme celles d’Harvard, de Vienne, de Chicago ou bien dans des académies d’été comme Darmstadt.

PROFESSEURS


cendoRaphaël Cendo étudie le piano et la composition à l’École normale de musique de Paris, où il obtient son diplôme en 2000. Il intègre la classe de composition du Conservatoire national supérieur de Paris en 2003 puis suit le cursus annuel de composition et d’informatique musicale de l’Ircam, qu’il termine en 2006. Il reçoit les enseignements de Marco Stroppa, Brian Ferneyhough, Fausto Romitelli et Philippe Manoury.

Il écrit des œuvres pour des ensembles de renommée internationale comme L’Itinéraire, l’Orchestre national d’Ile de France, le quatuor Diotima, l’Ensemble intercontemporain, Ictus, Cairn, musikFabrik, l’ensemble Alternance, le Nouvel Ensemble Moderne, Les Percussions de Strasbourg, l’Orchestre symphonique de Montréal, l’Orchestre de la radio de Munich, qui sont jouées et dirigées notamment par Miquel Bernat, Alain Billard, Daniel Kawka, Jean Deroyer, Pascal Rophé, Guillaume Bourgogne, Peter Rundel, Georges-Élie Octors et Lorraine Vaillancourt… Plusieurs de ces pièces sont données lors de grandes manifestations comme « Lille, Capitale européenne de la culture » à l’Opéra de Lille, les concerts Tremplin au Centre Georges Pompidou, les festivals Mito à Milan, la Biennale de Venise, Radio France à Montpellier, Voix Nouvelles à Royaumont, Présences de Radio France, Musica à Strasbourg, Ars Musica à Bruxelles, Why Note de Dijon, ainsi qu’en Allemagne, à ceux de Darmstadt et Donaueschingen.

En 2007, Raphaël Cendo reçoit le Prix Espoir, décerné par la fondation Francis et Mica Salabert; du Concours international de composition de l’Orchestre symphonique de Montréal. Il a enseigné au conservatoire de Nanterre, à l’Escola Superior de Música de Catalunya – ESMUC de Barcelone ; à l’Université de Buffalo, aux cours d’été de Darmstadt, à la Fondation Royaumont et est régulièrement invité a donner des master class et des conférences aux États Unis et en Europe. Il est diplômé du Conservatoire national supérieur de Paris en composition, analyse et orchestration. De 2009 à 2011, il est pensionnaire de la Villa Médicis, Académie de France à Rome. Il reçoit en 2009 le prix Pierre Cardin de l’Académie des Beaux-Arts et en 2011 et 2015 le Prix Hervé Dugardin et Georges Enesco de la SACEM. Actuellement, Raphaël Cendo vit et travaille à Berlin.


yann-robinYann Robin débute ses études musicales à Aix-en-Provence. Il entre par la suite dans la classe de jazz du CNR de Marseille et intègre parallèlement la classe de composition de Georges Bœuf. Au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris il obtient ses prix de composition dans la classe de Frédéric Durieux et d’analyse dans celle de Michaël Levinas. Il devient boursier de la Fondation Meyer, reçoit un prix de l’Académie des Beaux-Arts ainsi que de la Fondation Salabert ; en 2011 la Sacem lui décerne le Grand Prix de la Musique Symphonique. De 2006 à 2008 il suit les deux années de cursus informatique de l’Ircam.

C’est à partir de 2004 qu’il entreprend une longue collaboration avec Alain Billard, clarinettiste et soliste de l’Ensemble intercontemporain pour lequel il écrit son cycle Art of Metal composé de trois pièces autour de la clarinette contrebasse métal. De cette collaboration naît à l’automne 2012 un disque monographique Vulcano / Art of Metal qui sort sous le Label Kairos dans la collection Sirènes avec l’Ircam et l’Ensemble intercontemporain sous la direction de Susanna Mälkki ; ce disque obtient successivement un Diapason d’Or, le Preis der Deutschen Schallplattenkritik ainsi qu’un Coup de Cœur de l’Académie Charles Cros.

Sa musique est aussi bien jouée en France qu’à l’étranger dans des salles comme le Muziekgebouw (Amsterdam), le KKL (Lucerne), le Lincoln Center ou le Metropolitan Museum of Art (New York), le Konzerthaus (Vienne), le Benaroya Hall (Seattle), La Casa da Musica (Porto), le Wigmore Hall ou le Barbican (Londres) ainsi que dans des festivals comme Manifeste, Donaueschingen, Musica, Biennale de Venise, Présences, Gaudeamus, Lucern Festival, Darmstadt… Il collabore et reçoit des commandes de nombreux ensembles et orchestres comme l’Ensemble intercontemporain, le Klangforum de Vienne, l’Ensemble Moderne ou bien l’Orchestre Philharmonique de Radio France, le Seattle Symphony, le New York Philharmonic Orchestra, le SWR Sinfonieorchester Baden-Baden und Freiburg… Il travaille avec des chefs comme Susanna Mälkki, Alan Gilbert, François-Xavier Roth, Laurence Équilbey, Pierre-André Valade, Peter Rundel, Daniel Kawka, Alejo Pérez, Jean Deroyer, Bruno Mantovani, Ludovic Morlot, Pascal Rophé, Emilio Pomarico…

Tout comme pour son cycle Art of Metal avec le clarinettiste Alain Billard, il poursuit son travail de proximité avec des solistes de haut vol comme le contrebassiste Nicolas Crosse ou bien le violoncelliste Eric-Maria Couturier. Un cycle autour de la contrebasse est déjà en cours réalisation avec Symétriades (2013) puis Asymétriades (2014) et verra son aboutissement en 2018 avec un troisième volet, Triades, sur lequel il collaborera avec le cinéaste, photographe, plasticien et écrivain Alain Fleischer. Pour le violoncelle, l’aventure démarrera en 2016 avec notamment un concerto avec l’Orchestre National de Lille avec lequel il est compositeur en résidence de 2014 à 2017. Co-commandé par la Philharmonie de Paris, le Wigmore Hall (Londres) et le Concertgebouw de Bruges il écrit actuellement son troisième quatuor à cordes pour le Quatuor Tana avec lequel il entretient une intime collaboration depuis 2011 date à laquelle ils se sont rencontrés à l’Académie du Festival d’Aix-en-Provence où il était alors compositeur invité. De nombreux autres projets sont prévus pour les années à venir, notamment un monodrame en collaboration avec l’écrivain Yannick Haenel, de nouvelles pièces d’ensemble pour le Klangforum de Vienne et l’Ensemble intercontemporain, mais aussi des oeuvres pour grand orchestre ainsi que des pièces faisant recours à l’électronique.

L’enseignement et la transmission font également partie de son activité ; il est fréquemment invité à donner des conférences, à enseigner dans des académies d’été mais il est aussi sollicité pour des master class dans des classes de compositions. Pour la saison 2016-2017 il sera professeur invité au Studio National d’Arts Contemporains, le Fresnoy. Il est co-fondateur avec Raphaël Cendo de l’Université d’Altitude qui verra sa première édition en juillet 2016 à Saint-Martin-Vésubie.

De 2014 à 2017 il est compositeur en résidence avec l’Orchestre National de Lille.
De 2008 à 2009, il participe, en tant que compositeur en recherche à l’Ircam, aux travaux en cours autour du programme Omax aux côtés de Gérard Assayag et d’Arshia Cont.
De 2009 à 2010, il est pensionnaire de l’Académie de France à Rome, Villa Médicis où il initie un nouveau festival, le Festival Controtempo dont il assure toujours la programmation.
En 2005, il fonde avec d’autres compositeurs l’Ensemble Multilatérale et en devient le directeur artistique.

Sa musique est publiée aux Éditions Jobert.

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